Cette appli est un exemple pour la formation : elle montre comment agréger plusieurs sources de presse dans une seule page HTML, et les limites techniques réelles de ce genre d'outil.
La page ne "scrape" pas les sites : elle lit leurs flux RSS, des fichiers XML publiés par chaque média et listant leurs derniers titres, résumés et liens.
France Info : flux RSS officiel "Les titres".Mediapart : flux RSS officiel (journal indépendant, sans publicité).Le Journal des Sables : édition locale du réseau actu.fr, dédiée aux Sables-d'Olonne.Libération : flux RSS officiel "toute l'actualité".20 Minutes : flux RSS officiel "Une".RFI : flux RSS officiel de la radio publique internationale.Un navigateur bloque par sécurité les requêtes directes d'une page vers un autre domaine (règle CORS). La plupart de ces flux RSS ne l'autorisent pas depuis un simple fichier HTML. Cette appli essaie donc, dans l'ordre : rss2json.com (un service pensé pour lire des flux RSS et répondre en JSON avec les bons en-têtes CORS), puis, en secours, une chaîne de proxies génériques (allorigins.win, corsproxy.io, codetabs.com). C'est pratique pour un prototype pédagogique, mais pas fiable pour une production réelle : certains médias bloquent carrément les IP connues de ces services relais, ce qui explique pourquoi un flux peut rester "indisponible" même après plusieurs tentatives.
Au chargement de la page (et à chaque clic sur "Actualiser"), le script JavaScript relance un appel réseau vers chaque flux, reparse le XML avec DOMParser, et régénère la liste de titres. Aucune donnée n'est stockée : tout est recalculé à chaque ouverture.
Un flux comme celui de Challenges (groupe LVMH) renvoie une erreur 403 à toute requête automatisée, y compris via un proxy CORS : le site détecte et bloque le trafic non-humain, quelle que soit l'origine technique. C'est différent d'un problème de CORS ou de proxy indisponible — c'est une protection volontaire du média. Dans ce cas, il n'y a pas de contournement fiable et légitime : mieux vaut choisir un autre flux plutôt que d'essayer de déguiser la requête.
Croiser les sources suppose de connaître leur ligne éditoriale, leur mode de financement et leur actionnariat. Ces repères ne préjugent pas de la fiabilité d'un article donné, mais aident à contextualiser ce que vous lisez.
Média du service public (Radio France / France Télévisions). Ligne factuelle et neutre, soumise à une charte de déontologie de l'audiovisuel public. Format d'actualité en continu, privilégiant la rapidité.
Média indépendant, sans publicité, financé uniquement par les abonnements. Fondé en 2008 par Edwy Plenel. Ligne engagée à gauche, réputé pour son journalisme d'investigation ; assume une part d'opinion explicite.
Édition locale du réseau actu.fr (groupe SIPA-Ouest-France). Presse quotidienne régionale généraliste, centrée sur l'actualité des Sables-d'Olonne et de la Vendée. Ligne factuelle et de proximité, peu d'éditorialisation nationale.
Quotidien national fondé en 1973, historiquement situé à gauche. Propriété du groupe de Patrick Drahi (Altice). Ligne éditoriale progressiste assumée, forte tradition d'investigation sur les sujets de société.
Quotidien gratuit né en 2002, détenu par un consortium incluant Ouest-France et TF1. Presse généraliste grand public, format court et accessible. Ligne volontairement neutre, financée par la publicité.
Média du service public audiovisuel (groupe France Médias Monde), vocation internationale et francophone, forte présence en Afrique. Même exigence de neutralité que les autres médias publics français.